2036 : film d’origine connue

Un huis clos entre une scientifique et une IA (Intelligente Artificielle). Netflix encore dans l’originalité la plus pure.

Katie Sackhoff, une habituée de la SF chez Netflix, nous prouve encore une fois qu’elle est une très bonne actrice. Mais elle nous démontre aussi ses réelles difficultés à trouver des films ou des séries grand public.

Suivez ou sortez !

Sur fond d’exploration spatiale futuriste, nous suivons les premiers pas d’une IA aux commandes d’une mission sur Mars. Je ne parlerai même pas des personnages, il n’y en a que cinq au total, ni même des effets spéciaux ou de la réalisation, car le tout est suffisamment « conventionnel » pour l’éviter. Je dirai juste que c’est lent, lent et lent.

Côté scénario, l’histoire commence comme de la SF minimaliste à deux balles et se termine en questionnement métaphysique sur la vie, l’amour, les vaches. Bref, ça part dans tous les sens ! Ne vous endormez surtout pas, car vous serez perdu à coup sûr et obligé de revenir en arrière pour reprendre le fil. Je parle de vécu là !

2036
– Tu me fais penser à un robot sur Netflix, mais je ne sais plus lequel ?
– Tu es perdue ? Et nous sommes dans l’espace … je t’aide là !

Chef d’œuvre ?

Les parallèles avec le chef d’œuvre 2001 l’odyssée de l’espace sont plus que nombreux. Le monolithe noir devient un cube noir et la musique inquiétante avec les voix criantes de 2001 sont elles aussi bien présentes. C’était pas possible de copier Beethoven ou Strauss plus que ces insupportables bruits vocaux hurlants ? En même temps un film culte qui traite d’une IA qui dirige toute une expédition spatiale, on pense obligatoirement à HAL9000.

Au final, l’histoire est très bien conçue, et le jeu d’actrice de Katee Sackhoff et ces interactions avec l’IA ARTI sauvent parfaitement le film. D’ailleurs les questionnements et les interrogations de la fin mettent en perspective toute l’histoire du film et de l’humanité par la même occasion. Un film de SF à deux balles, très inspiré, qui frise le chef d’œuvre ?

On zappe ou on matte ?

Ce film n’est pas accessible à tout le monde, il fait s’armer de patience afin de rester éveillé. Et ce n’est pas facile ! Si la fin non conventionnelle à la 2001 ne vous fait pas peur, sautez sur l’occasion, il vous faudra peut-être même regarder le film deux fois, afin de mieux comprendre les indices dispersés tout au long du film. Il s’agit d’un scénario vraiment très riche. Dans le cas contraire, The World’s Most Extraordinary Homes, sera plus adapté à vous en cas de sommeil sporadique …


Acerbien

  • Scénario bien pensé
  • Réalisation moyenne

Acerbad 

  • SOPOROFIQUE
  • Réalisation trop lente !

  • Intérêt : 
  • Captivation : 
  • Rythme : 
  • Histoire : 
  • Acerbomètre : 

  • Date de sortie : 2018
  • Réalisation : Hasraf Dulull
  • Scénario : Hasraf Dulull, Gary Hall
  • Distribution : Katee Sackhoff, Steven Cree, Ray Fearon, Julie Cox, David Tse
  • Genre : Science-fiction
  • Durée : 94 minutes

Brille en société !

Le visage de l’IA nommée ARTI, en forme sphérique avec des lumières bleues à l’intérieur est parfaitement inspiré du super-ordinateur HAL9000 du film 2001, qui était lui aussi en forme ronde avec une lumière rouge vive à l’intérieur. Ajoutons aussi que ces lumières nouvelle génération sont aussi très inspirées du robot de Will Dans Lost In Space. Ou simplement un savoureux mélange entre les deux.

Si la signification de HAL était à l’époque le sigle IBM avec les lettres précédentes dans l’alphabet, la signification de ARTI est plus complexe et la seule signification que j’ai trouvée est « Annual Risk of Tuberculoses Infection ». En cette période de confinement, j’espère que ce n’est pas la bonne signification…


Podcast

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