Dragon Ball Super: Broly

Broly n’a pas dit son dernier mot, le scénario toujours pas son premier…

Selon Freud, la colère provient de la toute petite enfance où les colères rentrées n’ont pu s’exprimer. Le psychanalyste autrichien a sous doute vu passer le petit Broly dans son cabinet viennois entre deux ou trois expériences truquées.

Car, en fait de colère réprimée, Broly s’y connaît un chouia. Cette véritable bête sauvage qui mange bien ses 5 fruits et légumes par jour – merci Madame – et qui hurle, crie, braille, rugit sur tout ce qui bouge pendant cette interminable bataille de 90 minutes a tout du cas clinique.

Une éducation par un père tyrannique sur une planète inhospitalière et une grosse chenille carnivore en guise d’ami… tué par ce même père (faudrait pas songer à s’attacher tout de même) et on comprend que le singe géant qui sommeille en chaque Sayien a toute latitude pour s’exprimer en Broly, le fameux guerrier légendaire.

Et à part ça ? Bah pas grand chose en fait.

Il y a bien ce flashback qui ravira les fans de la première heure sur le passé de Bardock (père de Sangoku) pourvu qu’ils ne soient pas trop à cheval sur les incohérences historiques. Mais après tout, l’humour et les combats dantesques ont toujours prévalu sur absolument tout le reste. Jusqu’à aujourd’hui.

L’humour est le parent pauvre de Broly malgré quelques gags de bon aloi comme la scène où Freezer souhaite gagner 5 cm – comme tous les recalés de chez Dorcel – grâce aux Dragon Balls.

Les combats quant à eux n’offrent malheureusement rien de neuf, autant dans leur animation parfois grossière que dans leurs chorégraphies, même si injecter du sang neuf dans ces joutes titanesques relève, il est vrai, de la gageure.

Moi ce que j’aime chez Vegeta / C’est que l’on peut s’y mettre à trois /Il est toujours d’accord / Pour battre des records…

Le problème avec Broly ne tient pas tant à l’œuvre en soi qu’à l’attachement nostalgique de son tout premier public. La toute-puissante Toei tente de coller aux générations protéiformes qui se succèdent depuis 1984 et ajustent l’ADN de l’œuvre en conséquence. Mais la génération Y, elle, peine à retrouver la formule d’antan, à savoir humour décalé et action décapante. Toriyama l’avouait à demi-mot en écho aux premières générations de fans « Ceux qui ont déjà vu le film le savent, les scènes de combat de la Toei sont extraordinaires. [Mais] pour quelqu’un comme moi, rien que de les regarder, c’est épuisant »,

Bientôt Pan et Bra (fille de Bulma et Vegeta) réunies dans de nouvelles aventures ? C’est probable. Pour le meilleur mais sans doute pour le pire.

Acerbien

  • C’est toujours mieux que Dragon Ball Evolution
  • C’est toujours mieux que Dragon Ball GT
  • C’est toujours mieux que Dragon Ball Z : Le Robot des Glaces

Acerbad

  • Au vu des recettes faramineuses engendrées, on va bouffer du Broly pour un siècle encore
  • Alerte enlèvement : nous sommes toujours à la recherche de l’esprit d’origine de Dragon Ball
  • Il devient quoi Yajirobé ?

Histoire : 1/5

Animation : 1/5

Dragons Balls : Toujours 7

Acerbomètre : 

  • Date de sortie : 13 mars 2019 (1 h 40)
  • Réalisation : Tatsuya Nagamine
  • Distribution: Oh oh oh géant vert, Sangoku, Vegeta
  • Genre : Action, Animation, Aventure

Brille en société !

Dragon Ball Super: Broly est le 11e film d’animation japonais qui a le plus rapporté dans toute l’histoire. Toujours loin derrière Le Voyage de Chihiro de l’indétrônable Miyazaki.

BANDE-ANNONCE OFFICIELLE VF

Un commentaire, une réaction, une indignation ?