Harley couine

Quand Harley Quinn couine, les spectateurs pleurent pleurent !

#MeToo oblige, Harley Quinn obtient son propre film ! La copine déjantée du Joker, désormais seule après leur séparation, dispose de son charme, d’une grosse trousse de maquillage, mais toujours pas de scénariste à l’horizon. Résultat, c’est un supplice !

Coronavirus !

Avec la crise du coronavirus et la fermeture des cinémas, de nombreux films ont profité d’un agenda d’exploitation en VOD avancé. Birds Of Prey, La fabuleuse émancipation d’une Harley Quinn, fait partie du lot et dans l’absolu on peut s’en réjouir.

OUI, dans l’absolu seulement, car au final, se déplacer en salle obscure pour regarder ça, aurait provoqué en moi regret, déception et même une amertume certaine. Car soyons franc, ce n’est pas un film exceptionnel. Soyons même un peu plus direct, c’est une merde !

Le physique avantageux de Margot Robbie et l’humour tranchant et décalé de son personnage, qui nous avaient pourtant tous séduits dans Suicide Squad est ici gnian-gnian et à la limite du supportable. Son interprétation est d’ailleurs très moyenne et elle peine à nous convaincre à presque tous les niveaux. Le reste de la distribution, y compris le grand Ewan McGregor est aussi à la traine. La crédibilité générale des scènes d’action est douteuse, j’ai même eu l’impression de voir la série Batman des années 60, il ne manquait plus que les « BANG » et les « BING » à l’écran pour parfaire le ridicule de ce film. Même les rares explosions sont médiocres, elles ressemblent plus à des feux d’artifices d’enfants à la sortie du confinement qu’à des vrais BOOM BOOM Bay !

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Vous avez fait quoi de mon film !?!?!?

Aucun intérêt

La réalisation est pourtant de très bon niveau, les transitions de scènes sont assez saisissantes et les effets spéciaux pas si mauvais que ça dans l’ensemble. Mais par contre … où est Gotham ? Car il ne suffit pas de dire que c’est Gotham pour que ce soit Gotham. Où est l’ambiance glauque, sale et puante de cette ville à la criminalité exceptionnelle ? Ici tout est propre, lisse et presque joli, les images iconiques que nous attendons tous sont parfaitement absentes. Juste quelques petites références avec des noms connus de l’univers DC, comme l’asile d’Arkam, mais c’est tout … sérieusement qui a validé ce film chez DC ? Le même spécimen qui a trouvé Shazam intéressant et Aquaman spectaculaire ? Sortez-le !

Intérêt de ce film ? personnellement aucun ! L’histoire ne s’inscrit pas dans l’univers cinématographique DC. Quelle histoire d’ailleurs ? L’émancipation d’Harley ? LOL ! Ici l’ambiance n’est pas respectée, l’histoire est presque inexistante et les prestations sont à la limite de l’acceptable avec une tendance désagréable au surjeu. Ce film est vraiment une perte de temps !

On zappe ou on matte ?

Je vous spoile un peu, mais à la fin, Harley Quinn reste en vie. Oui évidement vous me direz ! Et les autres filles du film créent le collectif féminin « Birds Of Prey » ! Sérieux ? C’est dans le titre ça ! C’est à dire que j’ai passé près de deux heures de ma vie devant ce truc pour rien du tout ? Alors que j’aurais pu faire des choses vachement plus dangereuses … comme ranger mes chaussettes par exemple !

Pitoyable ! À ne surtout pas regarder !


Acerbien

  • Les scènes de transition
  • Réalisation correcte

Acerbad 

  • TOUT

  • Intérêt : 
  • Captivation : 
  • Rythme : 
  • Histoire : 
  • Acerbomètre : 

  • Date de sortie : 2020
  • Réalisation : Cathy Yan
  • Scénario : Christina Hodson
  • Distribution : Margot Robbie, Mary Elizabeth Winstead, Jurnee Smollett-Bell, Rosie Perez, Chris Messina
  • Genre : Super-héros
  • Durée : 109 minutes

Brille en société !

Parmi les méchantes de l’univers Batman, Harley Quinn est certainement la plus récente. Elle apparait pour la première fois en 1992 dans la série animée Batman. Pourtant sa première apparition (non officielle) se situerait plutôt dans la série des années 60. En effet, dans le cinquième épisode de la S01, le Joker surnomme sa collaboratrice Quinny (personnage devenu récurrent par la suite).

Dans les comics, Harley Quinn est bien plus sombre et violente, elle devient le personnage principal d’une série éponyme. Puis, dans The Batman (2004 à 2008), elle devient une psychologue présentant un talk-show, dont le Joker tombe fou amoureux avant de la pervertir. Paul Dini, créateur du personnage et scénariste des jeux vidéo, Batman: Arkham Asylum et Arkham City, approfondit dans ces jeux l’histoire d’Harley et sa relation avec le Joker.

Le nom d’Harleen Quinzel est tiré du mot « Arlequin » et le mot « Queen » (Reine). Son personnage fait aussi référence à la Dame de carreau d’un jeu de carte en y reprenant la forme et la couleur de sa tenue. Notez aussi la présence des tatouages de la Reine de carreau et de trèfle sur son bras droit dans les films Suicide Squad et Birds Of Prey. Sachez également que ce nom était déjà porté par un personnage d’Agatha Christie : Harley Quinn, en 1924, même si il s’agissait en l’occurrence d’un homme. Histoire d’être complet, le prénom « Harleen » pourrait aussi être une référence au prénom d’Arleen Sorokin, comédienne américaine et femme de Christopher Lloyd, mais aussi doubleuse d’Harley Quinn de 1992 à 2011. Elle a surtout été l’ami d’université de Paul Dini, créateur original du personnage d’Harley …


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