The Rain, final assez moite

Après s’être fait remarqué mondialement par la série The Bridge, dont l’adaptation franco-britannique Tunnel a été produite et diffusée par Canal +, le Danemark nous présente la dernière saison de sa série post-apocalyptique, The Rain.

Rappel des faits

Dans les deux premières saisons de The Rain, nous suivons les aventures de Simone et de son frère, Rasmus. Ces dernières décident de sortir de leur bunker après six années d’isolement, suite à la diffusion d’un virus extrêmement mortel propagé par la pluie. Le monde n’existe plus comme ils le connaissaient et la population a été éradiquée de moitié. Ils rencontreront sur leurs chemins des amis survivants et d’autres prêts à tout pour survivre.

Mais l’histoire manquerait de consistance si une méchante multinationale obscure nommée Apollon ne venait pas redistribuer les cartes. Cette dernière, sous couvert de rechercher un antivirus pour sauver le monde, fait régner un climat de peur militaire un peu partout au Danemark et peut-être même ailleurs. Il faut aussi ajouter que la virus a été créé par cette dernière, avec le concours du père de Simone afin de traiter la maladie de son fils Rasmus.

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– On dirait de l’huile noire ?
– Appelez Mulder !
C’est bien ?

Bref, la scénario n’est pas mince, l’histoire prend assez rapidement son envol, mais la rapidité des très courtes saisons n’offre pas une réelle crédibilité à la série. Contrairement à The Walking Dead qui a, dès le début, planté son décor et ses ambitions, The Rain oscille entre huis-clos ultra-moderne et extérieurs post-apocalyptiques.

Le problème, au-delà de la totale invraisemblance de l’histoire, c’est aussi l’interprétation générale. Elle est largement en-dessous de la moyenne. Et cela concerne presque tous les acteurs du show. À commencer par Rasmus lui-même et sa sœur. Souvent à côté de la plaque, même si pour être honnête, cela s’arrange un peu sur la fin. Mais le plus gênant pour moi – et d’ailleurs je rapprocherais cela à la série brésilienne Netflix 3% – c’est la petitesse de la série. Les acteurs sont en nombre limité tout comme les décors d’ailleurs. Et ce manque d’envergure est rapidement cruel pour une série. On tourne en rond et l’envie de décrocher arrive doucement, mais sûrement …

Final

Même la fin de cette S03 et donc le final de la série sont sans réelle envergure. Le monde est sauvé, heureusement me direz-vous, mais les explications et la liesse populaire ne sont pas là. Nos héros, puisqu’il faut bien les appeler comme ça, déambulent dans une ville fantôme avec musique et voix-off de Simone qui tente d’expliquer quelque chose qu’elle semble ne pas comprendre elle-même. Je pense qu’un épisode de L’amour est dans le pré a plus d’ampleur et d’intérêt que ça …

On zappe ou on matte ?

Cette série, tout comme 3% n’est pas à regarder, elle est sans saveur, sans intérêt et elle ne restera pas dans vos mémoires non plus … Pour ceux qui l’ont commencée, on peut avouer que cette S03 est tout de même plus intéressante que les deux précédentes et qu’elle termine le show. Pas de façon remarquable, ou acceptable, mais elle termine tout de même le show.

Vous vous rappelez de la série Power sur un monde post-apocalyptique sans électricité ? Non ? The Rain c’est pareil, c’est une série passe-partout, déjà vue des milliers de fois et qui s’en va aussi bêtement qu’elle est arrivée … alors soyons altruistes, autant l’oublier tout de suite.


Acerbien
  • Jolis paysages danois
  • Fond de l’histoire assez intéressant
Acerbad
  • Crédibilité au ras des pâquerettes
  • Saisons trop courtes
  • Interprétation trop moyenne
  • Petitesse du show

Notations
  • Intérêt : 
  • Captivation : 
  • Rythme : 
  • Histoire : 
  • Acerbomètre : 

Fiche technique
  • Diffusion : 4 mai 2018 – 6 août 2020
  • Créateur : Jannik Tai Mosholt, Esben Toft Jacobsen, Christian Potalivo
  • Distribution : Alba August, Lucas Lynggaard Tønnesen, Mikkel Boe Følsgaard
  • Genre : Science-fiction, Post-apocalyptique
  • Plateforme : Netflix
  • Épisodes :  6 épisodes (saison 3)

Brille en société

L’inspiration principale des auteurs de The Rain, vient du roman de William Golding, Sa majesté des mouches. Ce roman raconte comment se construire une identité quand la civilisation a disparu.

The Rain est la première production Netflix pour le Danemark. Il est à espérer que cet échec n’ampute pas la suite des productions sur la plateforme. Petit point positif tout de même : les audiences. The Rain, a toujours dépassé les 10 millions de vues à chaque saison. Et s’offre même plus de 13 millions sur sa dernière. Donc rien n’est réellement perdu pour ce pays scandinave sur la plateforme au logo rouge. Surtout qu’on parle d’une probable série dérivée de The Rain. Ne vous étouffez pas ! Je suis sérieux … attristé … mais sérieux.


Podcast

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Bande annonce de la saison 3 en VOSTFR

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